Histoires illustrées avec les sims

- Non si je suis venue parce que je m'en vais demain et que je devais parler avec toi avant.
- J'ai entendu ça, c'est vrai que tu pars pour New York?
- Oui. J'ai une opportunité que je ne peux pas refuser, dis-je comme à tous les autres car c'est la version officiel.
- Qu'est-ce qu'on devient nous?
- Rien, il n'y a plus de nous, j'arrive à peine à te regarder, j'y arrive pas. On m'a proposé de partir le même jour peut-être était-ce un signe.

- Tu pourras me pardonner un jour?
- Je pense que le temps fera son œuvre. Du moins pour notre amitié, je ne sais pas si on devrait repenser à être ensemble, j'en suis plus capable.
- Je t'ai blessée plus fort que je ne t'ai jamais blessée, j'en suis vraiment terriblement désolé, est-ce que quelque chose pourrait faire en sorte que tu me pardonnes plus vite?
- J'ai une question à laquelle je veux que tu répondes, et pas de façon à me récupérer parce que ça ne changera strictement rien, d'accord? Réponds moi le plus honnêtement possible, tu me dois bien ça.
- Je t'écoute.
- Est-ce qu'à l'heure actuelle tu t'imagines stable avec quelqu'un, avoir des projets d'avenir?
- En toute vérité, non, même si aujourd'hui tu me pardonnais, tout ce que je pourrais faire c'est admettre notre relation à tous, mais c'est tout.

- C'est bien ce qu'il me semblait. C'était cette question qui devait déterminé son droit à savoir où non pour le bébé. Alors je vais à présent te rendre l'objet de ma venue.
- De quoi tu parles?
- Ta clé. Je pense qu'il est juste que je te la rende.
- Je...
- Cette clé méritera celle avec qui tu pourras te projeter, je pense que ce n'est simplement pas moi. Ce que je suis pour toi, à l'heure actuelle je ne le sais pas, toi non plus j'imagine. Mais je ne pense pas que tu m'aimes réellement comme je le voudrais.
- Béa pourquoi tu parles comme ça? Tu sembles blasée, détachée de tout, ça ne te ressemble pas.

- Parce qu'il faut que j'arrive à mettre un terme à tout ça c'est mieux pour tout le monde, dis-je en m’avançant vers lui. Je mérite qu'on me rende l'amour que j'ai à donner. Je ne mérite pas d'être blessée autant. J'en peux plus. Volteface m'a trop fait de mal, et je ne veux plus que ça recommence.
- Je suis désolé de ne pas avoir su te rendre heureuse.
- Tu l'as fait, quelques fois j'ai été heureuse dans tes bras. Seulement moi je ne t'aurais pas envoyé bouler un jour ou tu voulais me parler, seulement moi j'aurais pas trompé celui que j'aime avec le premier qui passe. Seulement moi je t'aime vraiment.
Il reste figé, la tête baissée. Je sais que je parle beaucoup trop, mais tout sort tout seul. Je sais que s'il fait bien attention à chaque mot que j'ai dit aujourd'hui il y trouvera le sens caché, les indices quand à ma vraie fuite, je le lui ai insinué avec ma question, l'avenir me dira si j'ai raison ou tord.

- Tiens, dis-je en attrapant sa main d'un geste que je veux sûr pour y glisser la clé, et merci pour le moment qu'on a eu ensemble, l'avenir nous dira si oui on non on était fait pour être ensemble. Et ne me sors pas le couplet du j'attendrais ton retour pour voir ce qu'il se passe. J'en veux pas, je suis sûre qu'il y avait une raison à tout ce bordel alors laissons les choses se faire, si un nous doit vraiment exister alors on le saura un jour ou l'autre, continuons nos chemins.
- J'ai compris. La distance nous aidera à faire le tri, c'est ce que tu veux dire?
- Oui, exactement, conclus-je en tournant les talons.

- Béa, je te souhaite de connaître le meilleur là où tu vas, me dit-il d'une voix que je n'arrive pas à comprendre, je ne sais pas dans quel état d'esprit je le laisse et je vais faire ne sorte de ne pas vouloir le savoir. J'ai contenu ma tristesse aujourd'hui il va falloir que je continue, que je me blinde car quoi que je décide pour la suite je vais devoir m'accrocher.
- Merci. Toi aussi.
- Béa est-ce que ta façon d'agir aujourd'hui me montre que tu pardonnes?
- Ce n'est pas ça, c'est juste que j'ai décidé de ne plus y penser, je préfère prendre le parti de dire que tu es comme ça, je le savais, tu as deux personnalité, c'est de ma faute d'avoir voulu jouer avec le diable, dis-je simplement d'une voix calme et posée, j'avais réfléchi à toutes les façon de faire un milliard de fois avant de venir, il fallait que je fasse en sorte de me dégager de cette relation qui me blesse.

Devant son silence et sans doute l'incompréhension je tiens à ajouter une chose alors je garde les portes de l'ascenseur ouvertes.
- Damian, ce que je dis aujourd'hui c'est que malgré ta personnalité, oui je suis tombée amoureuse de toi, mais je ne crois pas en tes mots, j'ai perdu ça. Conclus-je en relâchant le bouton. Au revoir Damian. terminai-je alors que les portes se referment.
Je dois m'éloigner de toi parce que j'attends ton bébé et tu n'es pas prêt, je dois m'éloigner de toi parce que j'ai un problème avec mes yeux et que je ne veux pas que ça te tombe dessus parce que tu n'es pas prêt, je m'en vais pour ne plus t'aimer et ne plus être blessée. Je m'en vais parce que je ne sais pas si toi tu m'aimes, parce que je ne suis plus sûre de rien aujourd'hui.
Des mots que je penserais pour me rassurer dans ma décision pendant mes presque six heures d'avion le lendemain.
Partir fut la meilleure décision, aujourd'hui encore j'en suis toujours convaincue.