Histoires illustrées avec les sims

- Ne baisse pas les bras.
- Je lutte pour ce petit bout, pour qu'il puisse naître en bonne santé, mais je suis fatiguée. Je dors de plus en plus, le matin je dois demander à maman de m'aider à m'habiller, je me sens mal de lui faire subir tout ça. Son regard me tue.
- Macy... Tu savais que ce serait difficile.
- Oui mais parfois je me demande pourquoi j'ai fait ça.

- Attention, reprend-elle, j'ai jamais dit que je regrettais hein? Mon fils je l'aime de tout mon être je suis heureuse de pouvoir lui donner la vie. C'est un petit miracle. Mais peut-être que j'aurais dû partir, et vivre ça toute seule pour ne pas vous peiner tous les quatre.
- Non mais tu vas plus bien toi, on est une famille, évidemment que ta place est ici.
- Elias, tu lui parleras de moi hein? Il saura que je l'ai aimé dès que j'ai su qu'il était là. Que chaque jour je prie pour qu'on me laisse le rencontrer . Que rien n'aurait pu me faire changer d'avis, je voulais qu'il naisse.
- Arrête, la suppliai-je en me laissant tomber sur ma chaise de bureau.
- Elias, j'ai besoin que tu me dises que quand je serais plus là, tout ira bien.

- Me demande pas de faire ça. Je ne veux pas.
- C'est la réalité, et tu le sais, je m'y prépare, tu dois le faire aussi, j'ai besoin de toi.
- Et je serais là, c'est promis mais ne parle pas comme si tu allais mourir demain, je t'en supplie.
- Il n'est pas encore prêt à rencontrer ce monde alors non ce sera pas tout de suite, je veux tenir autant que je peux mais...

- Sois tranquille, la coupai-je en essayant de garder mon calme alors que mon coeur se serre en comprenant qu'elle sait, même si personne ne lui a dit, elle sait que son temps est compté. Je serais là pour lui, quoi qu'il arrive, je ne laisserai rien de mal lui arriver, et il saura la mère courageuse qu'il a eu.
- Ne les laisse pas l'accabler, ce ne sera pas sa faute si je suis morte.
- Non, ce sera grâce à toi que lui sera en vie, ne t'inquiète pas.

- Merci, je vais retourner m'allonger maintenant. J'avais vraiment besoin de l'entendre à nouveau.
- Autant de fois que tu veux, soufflai-je en serrant les poings, si tu as besoin de moi aujourd'hui , je bouge plus d'ici alors appelle-moi.
- C'est gentil mais je vais dormir, vraiment et tu devrais en faire autant tu as une sale tête.
- Merci du compliment p'tite tête.