Histoires illustrées avec les sims

- Fais pas cette tête, ça fait apparemment un moment que ça ne lui est pas arrivé, j'ai peur que ça recommence, du coup j'ai tendance à lui céder, je l'admets.
- Oh... Il y a pas de solutions?
- Aucune, enfin pas à ma connaissance, les médecins disent qu'elle finira avec un Alzheimer sans doute précoce.
- Merde. Moi qui me plaint de mes migraines à cause d'un choc à la tête, j'imagine que ce qu'elle vit c'est pire.
- Parle lui en quand tu la verras. Montre lui que tu ne vas pas la chasser de ta vie parce qu'elle a des trous de mémoire. Maintenant tu sais ce qui se passe alors tu peux essayer de me comprendre un petit peu? Même si c'est beaucoup demandé.
J'hoche la tête en me mordant l'intérieur de la joue, je me sentais tellement ridicule maintenant.

- Voilà une chose de faite, dit-il en m'embrassant sur le front, la suivante maintenant.
- Quoi? Laquelle?
- Je crois que j'ai compris ce que tu t'es empêché de dire.
- Que...
- Être complètement avec toi, tu m'en veux de te dire non c'est ça? Que je me défile chaque fois que tu cherches un rapprochement.
- J'étais énervée c'est tout. Tu as dit que tu voulais prendre ton temps.
- Pour te dire la vérité, j'ai du mal à gérer à chaque fois, te repousser c'est vraiment compliqué mais je voulais vraiment qu'il n'y ait plus de secret pour accéder à cette étape.
- Tu veux dire que...
- Que j'ai plus de raison de me retenir maintenant, dit-il en m'embrassant.

Il ne devrait pas me parler comme ça, ça bouillonne déjà à l'intérieur, si jamais il me dit ça sans vraiment le penser c'est d'un autre genre de frustration qu'il s'agira.

Et donc pour éviter tout malentendu, je l'ai attiré contre moi un peu plus, approfondissant nos baisers. Je sens rapidement ses mains descendre l'une est déjà sur mes hanche puis sur mes fesses.

- Si tu me dis que tu dois partir je te tue de mes mains, dis-je, sentant le feu sur mes joues.
- C'était pas mon intention. Hors de question que je m'arrête là, sauf si...
- Dis pas de conneries, soufflai-je en l'attirant vers le lit.

Cette fois-ci à moins que le toit de la maison s'effondre je ne le laisserais pas s'en aller, j'en veux toujours un peu plus à chacune de ses caresses. Découvrant chaque centimètre de sa peau, je le laisse découvrir la mienne avec délice.

Le seul instant où il a quitté mes bras c'est pour aller chercher de quoi se protéger dans le tiroir de ma table de nuit et il est vite revenu vers moi en me regardant dans les yeux.
J'étais bien loin de mes préoccupations de la journée à présent, je comprenais un peu pourquoi il agit comme ça, je sais aussi que ça changera pas grand chose, qu'il sera toujours collé à Swann mais je sais pourquoi maintenant. Et ce n'est pas vraiment dans mes pensées à cet instant je dois bien l'avouer.
