Histoires illustrées avec les sims

Je pose ma main sur son épaule et elle a aussitôt un sursaut.
- Désolé je voulais pas te faire peur.
- J'étais perdue dans mes pensées. Excuse-moi mais je vais rentrer maintenant.
- Qu'est-ce que tu ne me dis pas?
- Rien, je suis contente d'être sortie de cet endroit, ça me fait bizarre de voir ça, c'est tout.
- J'imagine que c'est pas super de grandir là-bas. Sur les photos tu as l'air complètement éteinte.

- Eteinte... C'est exactement le mot. J'aurai tout donné pour avoir une vieille tante, un grand-père, un cousin, même une amie de la famille, n'importe quoi, mais mes parents n'avaient plus de famille, et leurs amis ne se sont jamais manifestés et donc j'étais seule au monde et ce n'est pas l'idéal un orphelinat pour grandir dans la joie.
- Je comprends , ça ne devait pas être évident.
- Comment veux-tu comprendre tu as une famille soudée, toi.
- C'est certain que je ne peux pas comprendre ce que tu ressens, je suis désolé. Mais je me doute bien que ça ne devait pas être évident.

- Tu ne sais même pas à quel point, se lève-t-elle brusquement, cet endroit c'est l'enfer. Dès que j'ai pu, j'en suis parti alors tu vois ces photos, c'est pas vraiment un bon souvenir.
- C'était si affreux que ça?
- Non biensûr quand j'allais à l'école j'ai rencontré Doreen j'aimais l'école.
- Dans l'orphelinat, je veux dire, tu as l'air d'avoir gardé que des mauvais souvenirs.

- J'ai eu quelques bons souvenirs, je dois l'admettre, mais...elle commencait à se tordre le poignet...mais à côté de ce que j'ai comme souvenir global ce n'est rien, rien du tout.
- Pourquoi j'ai l'impression qu'il t'est arrivé quelque chose d'horrible dans cet endroit?
- Parce que c'est le cas, j'ai grandi sans parents, avec des éducateurs et des enfants qui ne restaient pas, eux, alors oui c'était horrible.
- Excuse-moi, je veux pas que tu te souviennes de tout ça. Elle me tournait le dos mais j'avais la sensation au son de sa voix qu'elle retenait des larmes.

- Je vais rentrer, s'il-te-plaît la prochaine fois qu'on se voit, ne m'en reparle pas.
- Promis, mais t'es pas obligée de partir.
- Je préfère. On se voit plus tard.
- Qu'est-ce qui t'as rendu si triste, soupirai-je en me prenant sa tristesse contre mon gré, c'est si fort que ma barrière n'a pas suffit.
- Arrête d'être si curieux Elias, c'est pas bon pour moi, et pour toi non plus. Conclut-elle en sortant par la porte qu'elle referme doucement.

Quoi qu'elle ait vécu sa tristesse est si profonde que je n'arrive pas à la bloquer, et évidemment maintenant je veux savoir pourquoi. Qu'est-ce qui peut briser quelqu'un de la sorte.
